Info mazout du 11 février 2026

Les cours du pétrole ont marqué le pas mardi après avoir été tirés par les tensions entre Washington et Téhéran, assorties d’un appel américain à la prudence pour les navires commerciaux qui s’approcheraient des côtes iraniennes.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu 0,35% à 68,80 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en mars a reculé de 0,62% à 63,96 dollars.

« Le marché tente manifestement -comme il le fait désormais quotidiennement- d’évaluer la situation entre les États-Unis et l’Iran », explique auprès de l’AFP John Kilduff, d’Again Capital. « Pour le moment, on assiste à un va-et-vient incessant. »

La veille, les prix de l’or noir ont été poussés par une notice du service maritime du ministère américain des Transports, recommandant aux navires voyageant sous pavillon américain « de rester aussi loin que possible des eaux territoriales Iraniennes sans compromettre la sécurité de la navigation ».

Si le document précise que la consigne n’est pas nouvelle, « il a servi à rappeler à quel point les risques peuvent être rapidement réévalués », affirme Ole R. Hvalbye, analyste chez Seb.

« Nous sommes sur le qui-vive et il est possible que les prix montent considérablement si les hostilités se concrétisent », note M. Kilduff.

En cas d’escalade militaire entre Washington et Téhéran, « le scénario catastrophe serait que le détroit d’Ormuz soit bloqué », ajoute Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. C’est par là que transite 20% de la production mondiale de brut.

L’attention du marché se tourne désormais vers la rencontre entre le président américain et le Premier ministre israélien prévue mercredi à Washington.

En amont de cette visite, l’Iran a appelé les États-Unis, à résister aux « influences destructrices » qui pourraient faire dérailler la reprise des pourparlers entre les deux pays, selon le ministère des Affaires étrangères.

En parallèle, selon John Kilduff, « la météo s’est améliorée » aux États-Unis après la vague de froid extrême qui a touché une grande partie du pays ces dernières semaines.

« Nous ne constatons donc plus de forte demande en combustibles de chauffage », ajoute l’analyste, ce qui pèse aussi sur les prix.