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Info mazout du 5 novembre 2026
Les cours du pétrole ont fortement chuté mercredi, le baril de Brent repassant sous le seuil symbolique des 100 dollars, emportés par les espoirs de désescalade au Moyen-Orient après la victoire démocrate sans appel lors des élections de mi-mandat aux États-Unis.
« Les marchés semblent interpréter les résultats de l’élection comme un signe que Donald Trump pourrait désormais être plus disposé à trouver un compromis avec l’Iran », commente auprès de l’AFP Andy Lipow, analyste de Lipow Oil Associates.
Le président américain a reconnu mercredi que la guerre avec l’Iran avait largement contribué à la débâcle de son parti aux élections de mi-mandat, après que le vice-président JD Vance a appelé les républicains à être « honnêtes » sur le coût politique de ce conflit impopulaire.
Une fois le nouveau Congrès installé en janvier, « la majorité démocrate à la Chambre des représentants et au Sénat pourrait chercher à limiter les financements alloués à la guerre », ajoute Andy Lipow, ce qui « pourrait forcer Donald Trump » à mettre fin au conflit.
Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a déjà déclaré mercredi que la guerre en Iran devait « cesser ».
Avec des « négociations crédibles et des perspectives d’un transport maritime plus sûr dans le détroit d’Ormuz, les prix du pétrole pourraient baisser durablement », estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, est ainsi tombé mercredi de 8,67 % à 94,62 dollars, à des plus bas depuis début septembre. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en décembre, a reculé de 8,29 % à 88,12 dollars.
Le Brent a perdu près de 20 % depuis sa clôture de vendredi, sous l’effet d’un regain d’optimisme sur les discussions diplomatiques, après plusieurs semaines de craintes d’escalade.
Donald Trump a tenté mardi de tempérer les spéculations sur une reprise des bombardements. « Il semble que nous obtenions tout ce que nous voulons », a-t-il déclaré au Financial Times, dans une allusion apparente aux discussions avec les Iraniens.
Mais à ce stade, « ni Washington ni Téhéran n’ont changé de position dans les négociations », rappelle M. Lipow. « Si des missiles venaient à être tirés cette nuit, le scénario pourrait donc être totalement inversé dès demain. »