Notre analyse
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Info mazout du 27 avril 2026
Le marché pétrolier a laissé paraître vendredi des signaux d’espoir quant à la tenue de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran, sans toutefois s’attendre à une réouverture rapide du stratégique détroit d’Ormuz.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a pris 0,25% à 105,33 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a lui perdu 1,51% à 94,40 dollars.
« Le marché est sous pression et dans l’attente des négociations qui doivent avoir lieu ce week-end entre les États-Unis et l’Iran », assure auprès de l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Téhéran et Washington ont chacun annoncé vendredi l’envoi de négociateurs à Islamabad, la capitale pakistanaise attendant depuis plusieurs jours une reprise des discussions entre les deux belligérants.
« Chaque fois que des négociations sont annoncées, le marché espère qu’elles aboutiront à une résolution du conflit, permettant ainsi la réouverture du détroit d’Ormuz » et donc un déblocage de millions de barils du Golfe, ajoute l’analyste.
Mais dans le même temps, « le marché a appris à se montrer très prudent », relève auprès de l’AFP Ole R. Hvalbye, de SEB.
Les précédentes négociations se sont soldées par un échec et cette fois le vice-président américain, qui avait mené les premiers pourparlers, est resté aux États-Unis, selon la Maison Blanche.
Malgré le prolongement indéfini de la trêve par Donald Trump, l’équation du marché pétrolier est simple : tant que le détroit d’Ormuz reste paralysé, le volume de pétrole disponible diminue de jour en jour.
Les cours restent donc sensiblement plus hauts qu’avant le conflit, d’environ 30 dollars plus cher par baril.
Un baril de Brent proche de 100 dollars implique que le marché attend « une réouverture à la mi-mai » d’Ormuz, et « tout report en juin ou juillet » emmènera son prix « sensiblement plus haut », estime M. Hvalbye.
Pour le moment, cette artère stratégique pour les exportations maritimes du Golfe reste soumise à un double blocage.
La reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz est « vitale pour le monde entier », a souligné vendredi le président du Conseil européen, Antonio Costa.