Info mazout du 1er juin 2026

Les cours du pétrole ont terminé la semaine en baisse vendredi, les opérateurs se montrant résolument décidés à croire que les Etats-Unis et l’Iran parviendront à trouver un compromis pour un cessez-le-feu durable au Moyen-Orient.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, dont c’est le dernier jour de cotation, a reculé de 1,77% à 92,05 dollars. En une semaine, il a perdu plus de 11%. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a cédé 1,73% à 87,36 dollars.

Donald Trump a assuré vendredi qu’il s’apprêtait à prendre une décision finale sur un possible accord pour mettre un terme à la guerre avec l’Iran.

« L’Iran doit accepter qu’ils n’auront jamais d’arme nucléaire. Le détroit d’Ormuz doit être ouvert immédiatement » et Téhéran doit s’engager à le déminer, a énuméré le président américain.

Les espoirs du marché ont fait chuter les prix à un niveau plus vu « depuis la mi-avril », relève Barbara Lambrecht, de Commerzbank.

Téhéran a fustigé « les demandes excessives » de Washington et le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a demandé « des actes » de la part des Américains.

« Le marché va probablement continuer à intégrer dans les cours la possibilité qu’un accord soit imminent », et les intervenants ne voudront pas aborder le week-end en pariant sur une hausse des prix, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

« Si les espoirs venaient à être une nouvelle fois déçus, les prix pourraient rapidement remonter », anticipe Mme Lambrecht.

Alors que le conflit a entraîné la quasi-paralysie de la navigation dans le détroit d’Ormuz, où transitent habituellement 20% de la consommation mondiale de pétrole et gaz, la crise « semble, jusqu’à présent, étrangement plus gérable » que celle de 2022, notent les analystes de JPMorgan.

« Malgré le calme relatif qui règne sur les marchés dans leur ensemble, le choc d’offre physique a été, en soi, considérable », pointent-ils.

Le recours aux stocks mondiaux d’or noir et une demande en berne ont permis d’atténuer les perturbations même si « cela ne signifie pas pour autant que cette adaptation s’est faite sans heurts partout », avancent ces experts.