Info mazout du 22 mai 2026

Les cours du pétrole ont fléchi jeudi à l’issue d’une séance en dents de scie, le marché pariant sur la possibilité de voir les Etats-Unis et l’Iran s’accorder sur une fin des hostilités au Moyen-Orient.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a reculé de 2,32% à 102,58 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a perdu 1,94% à 96,35 dollars.

Plus tôt dans la séance, ils s’affichaient en nette hausse, le WTI dépassant les 100 dollars le baril.

« Des informations de presse faisant état de l’imminence d’un accord ont entraîné une baisse des cours », commente auprès de l’AFP John Kilduff, d’Again Capital. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été donnée.

« C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100 %, satisfaisantes », a averti le président américain Donald Trump en début de journée.

Le marché avait réagi avec optimisme la veille aux déclarations du chef de l’Etat assurant que les pourparlers étaient entrés dans leur « dernière phase ». Pour John Kilduff, le marché pétrolier se trouve « à la croisée des chemins ».

« Nous pensons que soit un accord sera conclu, soit une nouvelle vague d’actions militaires contre l’Iran aura lieu, ce qui serait très préoccupant » car les infrastructures énergétiques de la région seront alors encore plus à risque, assure l’analyste.

En cas de trêve durable, il ne faut pas s’attendre à une chute brutale des cours, selon les experts.

Les réserves de brut des pays ont été mises à rude épreuve pour atténuer la perte des barils du Golfe et le marché s’attend à ce que les Etats cherchent à les renflouer.

Il faudra aussi un certain temps pour que la production de la région reprenne à sa pleine capacité.

« Et puis, il y a cette nouvelle prise de conscience que l’Iran a bel et bien la capacité de perturber le détroit d’Ormuz à sa guise », de quoi ajouter une prime de risque aux cours même en cas d’accord, prévient John Kilduff.