Info mazout du 14 janvier 2026

Les cours du pétrole ont pris de la vitesse mardi, poussés par les menaces commerciales de Donald Trump sur les pays commerçant avec l’Iran.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a avancé de 2,51% à 65,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en février, a gagné 2,77% à 61,15 dollars, au plus haut depuis novembre.

« Les inquiétudes liées à l’approvisionnement restent au premier plan après l’annonce par le président Trump de nouveaux droits de douane de 25% pour tous les pays commerçant avec l’Iran », résume David Morrison, de Trade Nation.

Le président américain, qui a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement en Iran si la répression des manifestations se poursuivait, a annoncé que cette décision était « définitive » et qu’elle « prenait effet immédiatement ».

La Chine, premier importateur mondial de pétrole et principal partenaire commercial de l’Iran, est tout particulièrement visée.

Pékin « a importé environ 1,8 million de barils par jour de pétrole Iranien à l’automne, soit un peu moins de 2% du marché mondial, et est en fait le seul acheteur de pétrole Iranien », affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Ces tensions géopolitiques « compensent la pression baissière sur les prix due à la possibilité d’un approvisionnement supplémentaire en provenance du Venezuela », note David Morrison.

Plus d’une semaine après la capture du président déchu Nicolas Maduro, Donald Trump a exhorté les hauts dirigeants du secteur pétrolier à investir pour relancer la production d’hydrocarbures du pays qui souffre de sous-investissement chronique.

Le patron d’ExxonMobil, Darren Woods, s’est montré plutôt réservé, assurant qu’il était impossible de s’implanter au Venezuela sans réformes profondes, s’attIrant les réprimandes du président américain.