Notre analyse
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Info mazout du 8 octobre 2026
Les cours du pétrole ont terminé en petite baisse jeudi, après que les États membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont indiqué se tenir prêts à « libérer davantage » de réserves stratégiques de pétrole, y compris de gazole.
En hausse pendant la majeure partie de la séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a finalement perdu 0,38% à 100,20 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en novembre, a reculé de 1,30% à 88,28 dollars.
À ce jour, environ 325 millions de barils de pétrole ont été libérés sur les 400 millions promis par les 32 pays de l’AIE en mars, pour pallier les perturbations d’approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient.
Vendredi, le G7 avait déjà annoncé « une libération coordonnée, par l’AIE , de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement ».
« Il n’y a rien de nouveau : ils n’ajoutent aucun baril qui n’avait pas déjà été acté plus tôt dans l’année », estime auprès de l’AFP Robert Yawger, analyste chez Mizuho USA.
« Cela reste néanmoins le principal facteur expliquant le mouvement baissier des cours », ajoute l’analyste.
L’AIE a souligné que ses Etats membres « ont également soutenu la priorité donnée au déstockage de gazole, dans la mesure du possible, compte tenu des tensions actuelles », plus vives que pour le brut.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé mercredi qu’il mettrait 10 millions de barils de gazole à la disposition des distributeurs en France.
Pour M. Yawger, néanmoins, « il apparaît à ce stade que l’essentiel des volumes concernera du pétrole brut plutôt que du diesel. »
Si les prix ne reculent pas suffisamment en amont, Donald Trump pourrait être de nouveau tenté par une interdiction des exportations de gazole afin de faire baisser les prix du diesel sur le marché américain, juge Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Une telle initiative viserait à soutenir le pouvoir d’achat des ménages américains à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Mais ferait bondir les prix pour les pays importateurs.
Les opérateurs continuent en parallèle de surveiller la situation au Moyen-Orient, où « les menaces persistantes pèsent » sur l’offre, expliquent les analystes d’ING.
L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a déjà recensé une dizaine d’attaques de navires dans le détroit d’Ormuz ou dans la région en octobre.