Notre analyse
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Info mazout du 6 mai 2026
Les cours du pétrole ont légèrement reculé mardi, les espoirs d’un déblocage du détroit d’Ormuz grandissant après l’annonce de deux traversées de navires marchands et de nouvelles menaces américaines.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a perdu 3,99% à 109,87 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en juin, a cédé 3,9% à 102,27 dollars.
L’armée américaine s’est dite mardi prête à reprendre des « opérations majeures de combat » en cas de riposte iranienne à son opération dans le détroit d’Ormuz, qui vise à permettre à des centaines de bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le goulet d’étranglement.
« Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l’Iran bloquer une voie de navigation internationale à des pays innocents », a dit le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
Washington assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain ont franchi sous escorte militaire lundi le détroit d’Ormuz.
Le géant danois du transport a aussi annoncé la sortie d’un de ses navires, coincé dans le Golfe depuis le début de la guerre.
Comme depuis plus de deux mois, le marché guette tout signe d’avancée concernant Ormuz, dont l’Iran orchestre la quasi-paralysie.
Mais « tout soulagement » lié à la traversé de certains navires au compte-gouttes « sera temporaire », car cela n’équivaut pas à la reprise d’un trafic normal avec des navires entrant et sortant librement, préviennent les analystes d’ING.
Malgré une forte hausse des prix à la pompe aux Etats-Unis, un sujet politiquement très sensible dans le pays, Donald Trump a estimé mardi qu’il s’agit d’un « prix bien modeste à payer pour priver des individus complètements dérangés d’une arme nucléaire ».
L’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a par ailleurs prévenu que son pays n’avait « même pas encore commencé » son bras de fer avec les Etats-Unis.
Une nouvelle escalade et une rupture de la trêve entre les Etats-Unis et l’Iran – qui tient toujours selon Washington, malgré les attaques sur les Emirats – pourrait davantage faire grimper les cours du pétrole.