Notre analyse
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Info mazout du 27 août 2026
Les cours du pétrole ont légèrement reculé mercredi avant de remonter, le marché optant pour la prudence en attendant de connaître l’issue des négociations pour un « couloir temporaire » de navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en surveillant les dernières attaques entre l’Ukraine et la Russie.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a perdu 0,84% à 87,84 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a reculé de 0,16% à 82,23 dollars.
Dans la continuité du mouvement de la veille, les cours avaient pourtant débuté la séance en net repli.
Mais « il y a tellement d’interprétations différentes de la situation au Moyen-Orient » que cela peut changer rapidement l’orientation des prix, relève auprès de l’AFP John Kilduff, analyste d’Again Capital.
L’Iran et Oman, les deux pays riverains du détroit, discutent d’un accord-cadre établissant un « couloir temporaire » et prévoyant une opération de déminage, ont-ils indiqué mardi dans un communiqué commun.
« Mais cette hypothèse va inclure un droit de péage, et ça, cela ne va plaire à personne », note M. Kilduff.
Selon les Gardiens de la Révolution iraniens, impliqués dans ces pourparlers, « certains accords » ont été conclus avec Oman « concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit » et « dans ses revenus ».
Mais, ont-ils accusé mercredi, les Etats-Unis, qui rejettent toute imposition de péage pour le passage du détroit, « entravent les travaux » visant à finaliser un accord.
Les sanctions annoncées en début de semaine par Washington dans le but de faire plier l’Iran ont en tous cas « été moins précises que prévu » ce qui pourrait être le « signe que les Etats-Unis espèrent toujours une solution », juge Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
En parallèle, « l’Ukraine continue sur sa lancée de viser les raffineries russes » ce qui constitue un élément haussier pour les prix, note M. Kilduff.
Selon des médias ukrainiens, une attaque sur l’une des plus importantes raffineries de Russie, qui appartient au groupe Lukoil, a provoqué un incendie mercredi.