Notre analyse
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Info mazout du 28 janvier 2026
Les cours du pétrole sont allés de l’avant mardi, poussés par la production toujours restreinte dans le principal champ pétrolier du Kazakhstan et la chute du dollar, monnaie de référence pour les échanges d’or noir.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a avancé de 3,02% à 67,57 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a gagné 2,90% à 62,39 dollars.
La production du principal champ pétrolier du Kazakhstan a progressivement repris lundi, plus d’une semaine après un incendie qui a mis à l’arrêt le site, a annoncé son exploitant, l’entreprise Tengizchevroil (TCO).
« Mais il semble qu’elle restera bien en deçà de la capacité normale pendant plusieurs semaines encore », souligne auprès de l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. Selon lui, le site ne tourne qu’à environ 50% de ses capacités.
Les analystes estiment que le marché a été privé d’environ un million de barils de pétrole kazakh par jour avec l’interruption de production.
Le secteur pétrolier du pays est déjà sous tension depuis plusieurs mois en raison des attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes, dont dépend Astana pour exporter ses hydrocarbures.
Pour M. Lipow, les cours grimpent aussi en raison de l’affaiblissement généralisé du dollar. En une semaine, la devise a perdu plus de 2% et elle s’affiche mardi à un plus bas depuis plus de quatre ans face à l’euro.
L’or noir étant libellé dans la monnaie américaine, il devient donc techniquement moins cher pour les autres pays lorsque le billet vert recule, ce qui accroît la demande.
En parallèle, le marché s’interroge sur les conséquences pour la production américaine de la tempête hivernale qui a balayé une large partie des États-Unis ce weekend.
« Le Texas, de loin l’État le plus important pour la production pétrolière américaine, a également été touché », relève Carsten Fritsch, de Commerzbank. « Il abrite le bassin permien, le plus grand gisement de pétrole de schiste, qui représente environ la moitié de la production de pétrole brut des États-Unis », ajoute l’analyste.
Mais « les estimations officielles des pertes de production liées aux conditions météorologiques ne sont pas encore disponibles », souligne M. Fritsch.