Info mazout du 2 avril 2025

Les cours du pétrole ont reculé mardi, minés par quelques prises de bénéfices avant la nouvelle vague de droits de douane promis par le président américain mercredi, et alors que le cartel Opep+ a commencé à augmenter sa production.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, dont c’était le premier jour d’utilisation en tant que contrat de référence, a perdu 0,33% à 74,49 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en mai, a lâché 0,39% à 71,20 dollars.

« Plus tôt dans la journée, nous avons été confrontés à la même histoire que ces trois dernières semaines, à savoir des perturbations potentielles de l’approvisionnement en raison des droits de douane imposés sur le Venezuela, le Canada et le Mexique », résume Robert Yawger, de Mizuho USA.

Selon l’analyste, le récent durcissement des sanctions américaines contre l’Iran et les menaces dimanche de Donald Trump de taxer indirectement le pétrole russe pour faire avancer les négociations sur une trêve en Ukraine ont continué de pousser les prix de l’or noir en début de séance.

« Cependant, ces nouvelles ont conduit à des positions spéculatives importantes », estime M. Yawger, selon qui les investisseurs « prennent des bénéfices aujourd’hui en retIrant de l’argent de la table en vue de l’application des droits de douane demain. »

Les opérateurs se montrent prudents à la veille du « Jour de la libération », date à laquelle Donald Trump a prévu d’annoncer une nouvelle salve de droits de douane à l’encontre des partenaires commerciaux des États-Unis.

En outre, des « barils de l’OPEP+ ont été réintroduits sur le marché aujourd’hui, c’est donc notamment d’où vient la pression » sur les cours, remarque M. Yawger.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés de l’accord OPEP+ ont décidé d’augmenter leur production de 138.000 barils quotidiens à partir de mardi.

Le cartel, qui tient sa réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) samedi prochain, devra décider de maintenir ou de réviser son calendrier de hausse progressive de production.

Cette information est très attendue par le marché qui avait été surpris que l’OPEP+ s’en tienne à son plan de réintroduction dès le mois d’avril.

Les prix avaient plongé en dessous des 70 dollars le baril avant de remonter progressivement « sous l’effet de facteurs politiques (en particulier les sanctions) », rappelle Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.