Info mazout du 2 septembre 2026

Les cours des hydrocarbures bondissent mardi après les nouvelles frappes menées par Washington en Iran et la riposte annoncée par Téhéran, le gaz européen atteignant un plus haut depuis plus de trois ans.

Le prix du baril de WTI pour livraison en octobre a gagné 5,20% à 90,22 dollars, repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet. Son équivalent européen, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui avancé de 4,60% à 94,65 dollars.

Les Etats-Unis ont déclenché des frappes contre l’Iran pour la seconde fois en quelques jours, une opération décrite par Donald Trump comme étant « de grande ampleur et puissante ».

Le président américain a aussi mis en garde Téhéran contre toute velléité de riposte, auquel cas le pays serait « de nouveau frappé, bien plus durement et plus fort ».

« Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l’ennemi américain a commencé », a toutefois annoncé l’agence de presse iranienne Tasnim.

« Les espoirs apparus la semaine dernière quant à une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz à la navigation ont subi un coup dur », relève Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

Selon lui, « la question se pose » de savoir si malgré cette nouvelle escalade, « le trafic maritime non officiel à travers le détroit pourra se poursuivre sans entrave ».

Ces derniers mois, de nombreux navires ont choisi de franchir le goulet d’étranglement avec les transpondeurs éteints pour éviter d’être détectés. Ils se rendent ainsi moins vulnérables aux attaques mais cela complique le suivi des flux par le marché.

Mardi, deux pétroliers ont été touchés par « des projectiles d’origine inconnue » alors qu’ils sortaient d’Ormuz, selon l’agence maritime grecque Marisks.

« À l’heure actuelle, les prix réagissent à pratiquement chaque actualité en provenance du détroit d’Ormuz : les sanctions, l’enlisement des négociations et les signaux contradictoires quant à la volonté de l’Iran de mettre fin à la guerre font fluctuer les prix au jour le jour, et ne se contentent pas de les maintenir à un niveau élevé », assure Edward Rosenberg, analyste de Strategy Shares.