Notre analyse
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Info mazout du 15 juillet 2026
Les prix du pétrole ont freiné leur envolée mardi, après que Donald Trump a annoncé qu’il renonçait à son projet de taxe sur les navires passant par le détroit d’Ormuz.
Le président américain avait évoqué lundi vouloir percevoir « une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons » transitant par ce passage stratégique pour le commerce d’hydrocarbures, au coeur des tensions entre Washington et Téhéran.
Mais dans un message publié mardi sur son réseau Truth Social, il a fait marche arrière, remplaçant ce projet par « des accords de commerce et d’investissements » avec les monarchies du Golfe.
« Ce revirement a semblé apaiser quelque peu les tensions sur le marché pétrolier », commente auprès de l’AFP John Kilduff, analyste d’Again Capital.
Après avoir plus tôt dans la séance grimpé de plus de 5%, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a terminé en hausse de 1,72% à 84,73 dollars. Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, a progressé de 1,54% à 79,34 dollars.
Les deux références du brut avaient gagné près de 10% lundi, également soutenues par l’annonce de la mise en place d’un nouveau blocus américain des ports iraniens, qui doit entrer en vigueur mardi à 20H00 GMT.
L’Iran a par ailleurs rapporté mardi des frappes américaines sur le sud-ouest, dans la région pétrolifère proche de l’Irak et du Koweït, et sur Bouchehr, où se trouve sa seule centrale nucléaire.
John Evans, analyste chez PVM Energy, constate que « cette dégradation de la diplomatie et cette accélération des échanges de tirs ont pris le marché quelque peu de court ».
Mais dans l’attente d’éclaircissements, et compte tenu des changements de ton répétés, « le marché ne va pas se laisser gagner par une inquiétude excessive quant à l’évolution du conflit « , estime John Kilduff.
« Nous savons que la situation peut basculer d’un moment à l’autre, c’est ce qui permet pour le moment de contenir les prix » de l’or noir, note l’analyste.
Malgré les affrontements, Donald Trump estime un accord avec l’Iran encore « possible », les consultations avec les médiateurs se poursuivant, selon la diplomatie iranienne.