Notre analyse
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Info mazout du 14 septembre 2026
Les cours du pétrole ont terminé en légère baisse vendredi, la perspective de discussions entre l’Iran et ses voisins du Golfe au sujet du détroit d’Ormuz calmant un peu le marché, après la flambée des derniers jours.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a diminué de 2,81% à 104,61 dollars. Sur la semaine, il a toutefois progressé de 8,65%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en octobre, a reculé vendredi de 2,37% à 100,05 dollars.
Téhéran tiendra lundi des discussions pour « favoriser une meilleure compréhension entre les pays de la région et contribuer à renforcer la sécurité régionale commune », a assuré le ministère iranien des Affaires étrangères, précisant que « l’Irak et d’autres pays riverains du Golfe » y participeront.
Le Financial Times, qui avait ébruité l’information plus tôt dans la journée, assure que les officiels doivent se rencontrer pour « obtenir l’adhésion à un accord visant à gérer temporairement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ».
Ce passage stratégique est devenu l’un des nœuds de la guerre entre Washington et Téhéran. L’arrêt d’une grande partie du transit dans la zone a provoqué l’envolée des cours dès le début du conflit.
Le marché se montre vendredi aussi quelque peu rassuré par la perspective d’une consommation en baisse.
« La demande mondiale de pétrole devrait diminuer de 2,5 millions de barils par jour (mb/j) en glissement annuel en 2026 », soit 940.000 barils par jour de moins que prévu le mois dernier, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Elle cite comme causes l’impasse diplomatique au Moyen-Orient et les prix élevés à la pompe, qui freinent l’appétit des consommateurs.
Le marché reste toutefois encore sous tension du fait des développements autour d’un autre goulet d’étranglement.
Les Houthis pro-iraniens se sont emparés vendredi de la côte yéménite sur la mer Rouge et des îles du détroit de Bab el-Mandeb, au terme d’une offensive éclair qui consolide leur emprise sur ce passage stratégique reliant l’Europe à l’Asie.
Ils assurent que « la navigation est sûre pour toutes les compagnies à l’exception des navires saoudiens, qui ont déjà été interdits d’accès ».
Cette prise pourrait encore compliquer davantage l’équation pour l’Arabie saoudite, prise en étau entre les deux détroits.
Sa production pétrolière « est tombée au plus bas depuis 1990 », affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, signe que les attaques des rebelles houthis sur les navires saoudiens et sur les infrastructures pétrolières du pays ont un lourd effet.
Ryad a annoncé vendredi la fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest, utilisé pour contourner le verrouillage d’Ormuz par l’Iran, au lendemain d’attaques.