Info mazout du 31 juillet 2026

Les cours du pétrole ont repris un peu d’air jeudi après l’envolée de la veille, les opérateurs réagissant à des propos de la diplomatie pakistanaise, qui assure que Washington et Téhéran poursuivent leurs pourparlers malgré les attaques au Moyen-Orient.

Le prix du baril de Brent pour livraison en septembre a reculé de 1,89% à 89,03 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a perdu 1,03% à 83,59 dollars.

Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, a affirmé jeudi que des négociations étaient en cours afin de parvenir à une désescalade, en particulier concernant le détroit d’Ormuz, passage stratégique verrouillé par Téhéran, au coeur des tensions.

Le pays a indiqué faire tout son possible pour ramener toutes les parties au protocole d’accord d’Islamabad signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ces développements ont permis au marché pétrolier de temporiser.

La reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l’Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, a provoqué d’importants coups de chaud sur les cours, qui ont encore gagné environ 7% mercredi.

Le conflit s’est étendu à plusieurs nouveaux pays, dont l’Irak et l’Egypte, et vient désormais menacer plusieurs corridors maritimes essentiels aux exportations d’hydrocarbures.

La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz se poursuit, Washington a ainsi assuré jeudi avoir en tout redirigé 24 navires commerciaux, immobiliser 2 et procédé à l’arraisonnement de 2 autres afin de garantir le respect de son blocus des ports iraniens.

Le trafic maritime en mer Rouge est lui nettement inférieur à celui observé avant la mise en place par les rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, d’un blocus sur les ports saoudiens, explique Tamas Varga, de PVM.

Assurer un approvisionnement fiable en pétrole va devenir de plus en plus compliqué, ajoute l’analyste.

A l’instar des Etats-Unis, plusieurs pays ont accéléré leur cadence de production pétrolière.

Le recours aux réserves stratégiques de pétrole a aussi permis d’atténuer la crise mais à force d’être mises à contribution, celles-ci n’offrent plus la même marge de manoeuvre.

Les opérateurs attendent désormais la nouvelle réunion de l’Opep+ qui devrait déboucher dimanche à une nouvelle hausse des quotas de production pour ses pays membres.