Notre analyse
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Info mazout du 13 janvier 2026
Les cours du pétrole ont terminé en petite hausse lundi, les opérateurs restant attentifs aux risques de perturbation de la production en Iran et au Venezuela, où Donald Trump veut exploiter plus largement les sous-sols.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a pris 0,84% à 63,87 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en février, a gagné 0,64% à 59,50 dollars.
Le marché applique depuis plusieurs jours une prime de risque face au risque géopolitique en Iran, où Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’intervenir militairement si la répression des manifestations se poursuivait. Une ONG évoque plus de 600 morts.
Téhéran est un producteur important de pétrole, avec environ 3,2 millions de barils par jour, selon les dernières données disponibles publiées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
« Le plus grand syndicat du secteur » pétrolier Iranien, « basé à Kangan, a déclenché une grève de ses membres dans deux raffineries », notent les experts de DNB.
Cependant, les prix du brut ne s’envolent pas, ce qui s’explique selon Bjarne Schieldrop, de Seb, par le fait que « le marché pétrolier attribue un risque très faible au scénario » d’une intervention américaine qui viendrait perturber la circulation des tankers dans le détroit d’Ormuz.
Selon lui, les investisseurs accordent plutôt « une probabilité très élevée » à l’hypothèse d’une répression brutale du mouvement par le régime Iranien.
En parallèle, le marché continue de s’interroger sur le futur de l’exploitation pétrolière au Venezuela.
Plus d’une semaine après la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump a estimé dimanche que son gouvernement travaillait « vraiment bien » avec Caracas.
Le président américain a aussi exhorté les hauts dirigeants du secteur pétrolier à investir pour relancer la production d’hydrocarbures du pays, qui souffre de sous-investissement chronique.
Le patron d’ExxonMobil, Darren Woods, s’est montré plutôt réservé, assurant qu’il était impossible de s’implanter au Venezuela sans réformes profondes, s’attirant les réprimandes du président américain, qui envisage d' »écarter » la major pétrolière.