Notre analyse
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Info mazout du 19 janvier 2026
Les cours du pétrole ont repris un peu de terrain vendredi après la baisse de la veille, les opérateurs continuant de surveiller avec attention les développements en Iran, important producteur mondial d’or noir.
Ce qu’il se passe dans le pays est « le facteur déterminant pour les prix sur le marché pétrolier », assure Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
Etouffée par une violente répression ayant fait des milliers de morts selon des experts et des ONG, la vague de protestation en Iran semble marquer le pas ces derniers jours.
« Suite aux dernières déclarations du président américain Trump, le risque d’une intervention américaine immédiate a été revu à la baisse », souligne Mme Lambrecht.
Après avoir menacé Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations venait à continuer, Donald Trump a dit « merci » vendredi au gouvernement Iranien d’avoir annulé « toutes les pendaisons prévues » de manifestants.
Un haut responsable saoudien a déclaré jeudi à l’AFP que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient mis en garde le président américain contre le risque « de graves répercussions pour la région » en cas de frappes menées par Washington.
« Le risque d’une escalade de la situation demeure toutefois présent », estime Barbara Lambrecht, ce qui empêche les cours de trop retomber.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a gagné 0,58% à 64,13 dollars vendredi. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en février, a lui avancé de 0,42% à 59,44 dollars.
Comme le brut Iranien est sous sanctions, « les perturbations de l’approvisionnement Iranien n’ont pas d’incidence directe sur les références mondiales », estiment les analystes d’Oxford Economics.
En revanche, selon eux, une forte perte de barils Iraniens ne peut pas être indéfiniment compensée sur le marché parallèle et « augmenterait la demande » sur le marché traditionnel, tirant par conséquent les prix vers le haut.
Du côté de l’offre, la production des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) a baissé en décembre, à 42,83 millions de barils par jour, ce qui vient quelque peu tempérer les attentes de surplus.