Info mazout du 21 août 2026

Les cours du pétrole et du gaz européen ont grimpé jeudi face à l’intensification de la pression américaine sur Téhéran après des mois de conflit, Donald Trump évoquant une « guerre économique » sans précédent contre l’Iran.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a pris 2,36% à 93,78 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en septembre, dont c’est le dernier jour de cotation, a lui gagné 2,33% à 87,83 dollars.

Dans un long message sur son réseau Truth Social, Donald Trump a annoncé mercredi lancer contre Téhéran « l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise », exigeant que cessent « contrebande de pétrole, échange de devises et transferts de liquidités ».

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti jeudi que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive, dont les détails doivent être révélés lundi, seraient considérés comme étant « contre nous ».

L’Iran fait l’objet de sanctions depuis près de 50 ans et la révolution de 1979 qui a conduit à l’instauration de la République islamique. Le pays est depuis devenu « extrêmement habile » à les contourner, note Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

« Les sanctions, le blocus des navires iraniens et la récente rupture des relations par les Emirats arabes unis exercent une énorme pression économique » sur Téhéran, mais « cela ne signifie pas nécessairement que l’Iran reviendra à la table des négociations », ajoute l’analyste.

Selon lui, cela conduit à penser que le détroit d’Ormuz sera « fermé pour longtemps ».

« On assiste aujourd’hui à une montée des prix du pétrole que je ne comprends pas vraiment », a pourtant déploré M. Bessent, au micro de journalistes.

« Une analyse des données maritimes continue de montrer que le trafic commercial transitant par le détroit d’Ormuz ne représente qu’une fraction des niveaux d’avant la guerre », suggérant que l’Iran continue de verrouiller cette voie stratégique, selon David Morrison, analyste pour Trade Nation.