Notre analyse
AVERTISSEMENT: Notre analyse du marché est un instantané effectué le matin du jour concerné. Nos commentaires doivent naturellement être compris dans le contexte d’un marché fluctuant. Il ne s’agit en aucun cas de recommandations. Pour des conseils ou des recommandations plus détaillées, nos conseillers sont à votre disposition aux numéros de téléphone gratuit 0800 80 25 80.
Info mazout du 20 mai 2026
Les cours du pétrole ont légèrement reculé mardi, les opérateurs restant sur leurs gardes après que Donald Trump a soufflé le chaud et le froid sur l’Iran, Téhéran promettant d’ouvrir « de nouveaux fronts » en cas de nouvelles attaques américaines.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a perdu 0,73% à 111,28 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, a reculé de 0,82% à 107,77 dollars.
Le président américain a répété qu’il espérait ne pas devoir faire la guerre. « Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l’instant », a-t-il dit à des journalistes à la Maison Blanche.
A l’un d’eux qui lui demandait combien de temps il était prêt à attendre pour que l’Iran vienne à la table des négociations, il est resté évasif : « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine ».
La veille il a dit avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque sur l’Iran et mettant en avant une évolution « très positive » des tractations avec Téhéran.
« Même si le marché réagit encore à ce type d’actualités, il commence à prendre ce genre de gros titres avec des pincettes », souligne Bjarne Schieldrop de SEB.
Selon l’analyste, Donald Trump adopte un ton beaucoup plus apaisé dès que le Brent « s’échange au-delà des 110 dollars le baril », mais sans « aucun progrès réel dans les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran ».
Le marché reste focalisé sur le détroit d’Ormuz, où le trafic est pratiquement paralysé depuis le début du conflit fin février 2026.
Les échanges mondiaux d’hydrocarbures « reposent fortement sur un petit ensemble de points de passage obligatoires, des goulets d’étranglement maritimes qui réduisent généralement les temps et les coûts de transit dans des conditions normales », souligne dans une note Natasha Kaneva, de la banque d’investissement JPMorgan.
« Mais ils amplifient également la vulnérabilité en cas de perturbation », ajoute l’analyste.
Habituellement environ 20% de la consommation mondiale de pétrole et gaz transitent par le détroit d’Ormuz.
Mais seule une cinquantaine de navires chargés de matières premières ont traversé cet étroit passage la semaine dernière selon des donnés de la société de suivi maritime Kpler, bien moins qu’en temps de paix.