Notre analyse
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Info mazout du 24 avril 2026
Les cours du pétrole ont fait le grand écart jeudi pour finalement terminer en hausse, l’absence de déblocage du détroit d’Ormuz restant l’enjeu clé d’un marché mis à grand par près de deux mois de guerre.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a progressé de 3,10% à 105,07 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a avancé de 3,11% à 95,85 dollars.
Au cours de la séance, les cours ont tantôt évolué dans le rouge, tantôt grimpé fortement, dépassant les 5% de hausse.
Certes, Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve avec l’Iran, ce qui signifie qu’il « n’y a pas à craindre de nouveaux dommages aux installations énergétiques de la région du Golfe », selon Carsten Fritsch, de Commerzbank.
Mais le Brent se maintient au-dessus du seuil symbolique des 100 dollars en raison de « la déception suscitée par l’échec de la réouverture du détroit d’Ormuz, conjuguée à l’attente tendue des prochaines négociations entre les parties en conflit – les États-Unis et l’Iran -« , note l’analyste.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exclu que la navigation reprenne dans le détroit tant que durera le blocus américain des ports iraniens, qu’il a dénoncé comme violant le cessez-le-feu entre les deux pays.
Donald Trump a assuré quelques heures plus tard avoir « tout le temps du monde », concernant l’Iran, et a par ailleurs évoqué des « divisions » existant selon lui entre dirigeants iraniens.
Le marché se montrait plutôt optimiste sur la possibilité d’un accord entre Washington et Téhéran la semaine passée, mais « l’incertitude est désormais de retour, et le marché physique se resserre de jour en jour », explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Si les espoirs d’une réouverture début mai s’envolent et laissent place à des perspectives plus floues – juin, juillet ou plus tard -, les prix devraient alors remonter, tant pour le brut que pour les produits pétroliers », estime Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
Même en cas de déblocage par les deux parties, il faudra s’assurer que la navigation redevienne possible à Ormuz. La question d’un possible minage iranien y est crucial.
Jeudi, le président américain a ainsi ordonné à la marine d' »abattre » tous les bateaux, « aussi petits soient-ils qui posent des mines » dans le détroit.