Notre analyse
AVERTISSEMENT: Notre analyse du marché est un instantané effectué le matin du jour concerné. Nos commentaires doivent naturellement être compris dans le contexte d’un marché fluctuant. Il ne s’agit en aucun cas de recommandations. Pour des conseils ou des recommandations plus détaillées, nos conseillers sont à votre disposition aux numéros de téléphone gratuit 0800 80 25 80.
Info mazout du 28 octobre 2026
Les cours du brut ont baissé mardi, le marché jaugeant les efforts diplomatiques au Moyen-Orient, tout en surveillant les affrontements entre les houthis du Yémen et la coalition menée par l’Arabie saoudite.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a perdu 1,67 % à 113,88 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a lâché 1,83 % à 99,90 dollars.
L’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et le président iranien Massoud Pezeshkian ont fait le point mardi sur le conflit au Moyen-Orient, en marge du sommet des pays exportateurs de gaz à Moscou, a indiqué Doha.
La rencontre a eu lieu au lendemain d’une visite à Téhéran de hauts responsables d’Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie, visant à discuter des moyens d’empêcher un retour aux affrontements régionaux, après une série de menaces israélo-américaines contre Téhéran.
Ces échanges diplomatiques offrent un peu de répit aux cours du brut, car « un accord crédible pourrait rapidement éroder une partie de la prime de risque géopolitique du pétrole », expliquent les analystes de Standard Chartered.
« Une avancée décisive dans les négociations semble peu probable », estiment toutefois les analystes d’Eurasia Group. « Les médiateurs poursuivent leur action, mais peu de progrès ont été réalisés. »
En outre, le repli du brut « s’inscrit dans un contexte où l’on craint que l’administration Trump ne prépare l’armée américaine à une attaque de grande envergure contre l’Iran, qui aurait lieu après les élections de mi-mandat » aux Etats-Unis la semaine prochaine, note David Morrison, du courtier Trade Nation.
L’armée américaine serait en effet prête à lancer de nouvelles opérations militaires potentiellement majeures contre l’Iran dans les 96 heures suivant la réception d’un ordre par le président américain, a indiqué la chaîne américaine CNN en citant deux responsables américains.
Dans le même temps, les hostilités entre les rebelles houthis du Yémen et la coalition menée par l’Arabie saoudite continuent d’ajouter un risque sur les livraisons du plus important exportateur de pétrole au monde.
Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont affirmé mardi avoir visé la plus grande raffinerie de pétrole. Leurs frappes sur les infrastructures civiles et militaires du royaume sont devenues quasi-quotidiennes.