Notre analyse
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Info mazout du 29 septembre 2026
Une forte hausse, suivie d’un passage en recul pour finalement clôturer en légère progression : les cours du pétrole ont évolué lundi au gré des annonces sur de possibles pourparlers entre Washington et Téhéran.
David Morrison, analyste pour le courtier Trade Nation, remarque que les investisseurs sont « sur le qui-vive ».
En début de séance, ils se sont inquiétés du rejet par le président américain Donald Trump d’un plan présenté par l’Iran et visant à rouvrir sous sept jours le stratégique détroit d’Ormuz, où la circulation reste largement paralysée.
Le chef d’Etat a toutefois déclaré dimanche au média américain Axios s’attendre à une reprise des discussions avec Téhéran dans les prochains jours.
L’agence de presse gouvernementale Irna a ensuite indiqué que la délégation iranienne à New York, qui doit regagner Téhéran mardi, n’avait pas prévu de nouvelle rencontre avec les responsables américains.
Une rencontre entre le chef de la diplomatie iranienne et le médiateur qatari doit toutefois avoir lieu, a annoncé un autre média d’Etat.
« Le face-à-face et l’absence de calendrier fiable » pour un accord entre les deux parties font monter les prix du brut, selon Tamas Varga, analyste chez PVM. Mais la perspective de dialogue rassure aussi.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a gagné 0,92% à 105,28 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a pris 0,21% à 92,60 dollars.
L’écart de prix entre les deux références s’explique par l’exposition plus importante du Brent au risque logistique international, quand le WTI est tourné vers le marché américain, et par l’approche de l’échéance pour le baril de mer du Nord, qui incite les acheteurs à payer davantage pour sécuriser leurs livraisons.
Les cours restent à l’écart de leurs plus hauts enregistrés plus tôt dans le conflit au Moyen-Orient. Mais une décrue n’est pas à prévoir avant un moment, prévient Gregory Brew, d’Eurasia Group.
Il cite comme raison « le risque persistant d’attaques iraniennes ou houthies contre le transport maritime et les infrastructures régionales » ainsi que « la faible probabilité d’un accord susceptible d’apaiser les tensions régionales ».
Les incertitudes sur la réalité des flux du Golfe pèsent aussi.
Le président américain a affirmé auprès d’Axios que plus de 20 millions de barils avaient franchi le détroit vendredi soir, soit autant voire plus que les niveaux quotidiens moyens d’avant la guerre. Le média américain indique aussi qu’un responsable du ministère de la Défense a évoqué 22 millions de barils exportés vendredi soir.
« Les sources indépendantes n’ont pas confirmé ces chiffres », souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.