Info mazout du 3 septembre 2026

Les cours du pétrole ont terminé en progression mercredi, encore secoués par la reprise des hostilités au Moyen-Orient et l’absence de signe d’apaisement, Donald Trump se disant prêt à frapper à nouveau l’Iran « à tout moment ».

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a pris perdait 1,04% à 95,63 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison le même mois, a gagné 0,63% à 91,01 dollars.

La remontée des cours « est intervenue avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran ce week-end, après une accalmie d’un mois. Depuis lors, de nombreuses attaques de représailles se sont succédé », note David Morisson, analyste de Trade Nation.

Donald Trump s’est dit prêt mercredi à frapper à nouveau l’Iran « à tout moment », au lendemain d’une attaque contre des installations iraniennes qu’il a décrites comme « très violente ».

Les bombardements ont fait au total 19 morts, dont sept membres des forces armés mais aussi des civils, l’un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois.

En représailles, les forces armées iraniennes ont revendiqué des frappes tous azimuts contre des alliés des Etats-Unis dans la région – Jordanie, Koweït, Bahreïn, Irak mais aussi Emirats arabes unis.

L’attention des investisseurs reste concentrée sur le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique que le président américain a proposé de renommer « détroit Trump ».

Selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle Chine Nouvelle, le président chinois Xi Jinping a déclaré que Pékin est prêt à aider les pays du Moyen-Orient à « assurer la sécurité » de la navigation dans la région.

Cela a permis de quelque peu tempérer les tensions sur le marché pétrolier, qui reste par ailleurs dans le flou sur le volume réel d’hydrocarbures exportés depuis le Golfe.

Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, a affirmé au média américain CNBC que plus de 17 millions de barils de pétrole avaient transité par Ormuz lundi, un chiffre proche de ce qui passait avant la guerre.

Les spécialistes estiment, eux, que la moyenne quotidienne sur les dernières semaines reste inférieure à 10 millions de barils.