Info mazout du 7 mai 2026

Les cours du pétrole ont dégringolé mercredi face à la perspective de nouvelles négociations entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump affirmant voir de « bonnes chances » d’un accord avec Téhéran.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a perdu 7,83% à 101,27 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, pour livraison en juin, a lui chuté de 7,03% à 95,08 dollars.

En séance, les prix sont même tombés de plus de 12%, ramenant le Brent jusqu’à 96,75 dollars.

« Les cours reflètent un immense espoir », celui d’une trêve durable au Moyen-Orient, souligne auprès de l’AFP Stephen Schork, de The Schork Group.

Donald Trump a jugé « très possible » mercredi d’arriver à un accord avec l’Iran après la tenue, selon lui, de « très bonnes discussions » dans les dernières vingt-quatre heures.

Plus tôt dans la journée, le président américain a écrit sur son réseau Truth Social que « si l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est peut-être une supposition importante, la déjà légendaire opération +Fureur épique+ sera terminée. »

« C’est peut-être la première fois que nous sommes réellement proches d’un accord entre l’Iran et les États-Unis », estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

La République islamique a annoncé « examiner » la proposition américaine.

Selon le media Axios, le plan de Washington verrait les deux parties lever les restrictions sur le transit par le détroit d’Ormuz, soit le point le plus scruté par le marché pétrolier.

Un retour à la normale des flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz « est crucial » car les volumes exportés depuis le Golfe ont baissé « d’environ 13 millions de barils par jour » et le marché est « plus vulnérable chaque jour » à ces pertes, affirment les analystes d’ING.

Mais, même en cas de réouverture rapide du détroit, « les prix vont rester élevés en raison du décalage logistique nécessaire à la normalisation du marché », un processus qui prendra plusieurs mois, anticipe Stephen Schork.

Ainsi, selon l’analyste, le marché continuera à manquer de barils cet été, en plein pic de demande.

En attendant, le dispositif d’escorte par l’armée américaine des navires marchands bloqués dans le Golfe a été suspendu par Donald Trump. Mais un navire appartenant à l’armateur français CMA CGM est parvenu à franchir le détroit d’Ormuz mercredi.