Notre analyse
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Info mazout du 1er mai 2026
Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi, après une forte remontée en début de séance, un nouveau signal de la nervosité du marché face à une guerre au Moyen-Orient qui s’éternise.
Le baril de WTI, pour livraison en juin, a reculé de 1,69% à 105,07 dollars. Le Brent de la mer du Nord, pour livraison le même mois, a perdu 3,41% à 114,01 dollars.
Plus tôt dans la séance il avait grimpé jusqu’à 126,41 dollars, son plus haut depuis le début de la guerre en Ukraine. Pour John Kilduff, d’Again Capital, l’une des explications derrière ces violents mouvements est d’ordre technique.
D’abord, des investisseurs qui avaient parié à la baisse ont été pris de court par le bond des prix mercredi et ont dû par conséquent acheter des barils pour se couvrir, alimentant la hausse. Ensuite, « le marché est confronté à l’expiration du contrat de référence du Brent », note auprès de l’AFP M. Kilduff.
Les cours du pétrole sont calculés sur des échéances de livraison, la plus proche faisant généralement référence. Jeudi marque la dernière journée d’utilisation du contrat pour juin.
Les prix de l’or noir restent toutefois bien plus hauts qu’au début de la trêve entre les Etats-Unis et l’Iran.
Cela est lié à « un changement de rhétorique de Trump » à propos de Téhéran, le président américain ne semblant plus pressé d’obtenir un accord, explique à l’AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.
Tant que la guerre se poursuit, les exportations du Golfe qui passaient via le détroit d’Ormuz sont quasi-paralysées, et le risque d’une reprise des hostilités reste présent.
Selon le média Axios, Donald Trump doit être briefé jeudi sur de possibles nouvelles opérations militaires contre l’Iran.
« Une attaque tactique limitée ne provoquerait probablement qu’une hausse de prix de courte durée, une escalade en plusieurs phases risquerait d’entraîner une perturbation structurelle et prolongée de l’offre », résume Norman Liebke, analyste chez Commerzbank.